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On pourrait appliquer, à Valérie Rouzeau, cette remarque de Jean Starobinski à propos de Philippe Jaccottet : “La clarté n’est jamais une facilité : elle est un risque supplémentaire, elle supprime tous les faux écrans, pour nous amener, au grand jour, devant les obstacles derniers...”. Patiences est un recueil, qui saisit par l’extrême densité spirituelle qu’on y respire, par la justesse et la précision d’une voix étonnamment ferme et distincte, malgré la jeunesse de son auteur : “Pourquoi font-ils cela/les miroirs/des visages vieux ?”. Valérie Rouzeau applique sa mémoire à retrouver, à partir des gestes les plus anodins et les plus ritualisés de sa grand-mère, aujourd’hui disparue - rappelée dans son univers clos (maison et jardin), délimité par les dahlias - ce qui résiste à l’érosion du temps. Résistance vaine, dérisoire ? Tous ces hommages aux fleurs et aux saisons, pour rien ? “Faut-il sourire, se peigner, suspendre les géraniums, les calendriers, quand on meurt ?”. La main tremble, la mort est contenue dans le temps, et la mélancolie l’emporte. La poésie de Valérie Rouzeau, deux voix mélangées (la sienne et celle de sa grand-mère), poésie d’empathie, nous conduit aux abords du secret infigurable : “Crier ne sert à rien, puisqu’elle ne comprend pas les bruits du monde de l’autre côté des dahlias”.